L'appareil lacrymal
L’appareil lacrymal présente une partie sécrétoire et une partie excrétoire.
- La partie sécrétoire se divise en deux fractions :
Une sécrétion basale est assurée par un ensemble de structures annexes (cellules caliciformes conjonctivales, cryptes de Henlé, glandes de Manz, glandes de Krause et Wolfring, glandes de Meibomius, glandes de Zeïs et Moll). Elle est indépendante de l’innervation autonome. Elle constitue un film lacrymal de trois composantes : lipidique, aqueuse et muqueuse.
- Une sécrétion réflexe est mise en jeu lors de tout phénomène d’agression du globe oculaire, elle est assurée par la glande lacrymale principale située à l’angle supéro-externe de l’orbite et les glandes accessoires annexes. Elle est essentiellement aqueuse et sous le contrôle direct du système nerveux autonome. Son rôle est de diluer et drainer vers le canal lacrymo-nasal les substances ou particules agressives. - La partie excrétoire des larmes se fait par les voies lacrymales vers le canal lacrymo-nasal.
Les larmes se répandent sur la cornée sous la forme d’un film de 4 à 8 microns d’épaisseur composé d’une couche superficielle lipidique (cholestérolique, provenant des glandes de Meibomius), d’une couche intermédiaire aqueuse, d’une couche profonde phospholipidique et muqueuse.
Leur structure peut-être schématisée comme montré ci-dessous :
La couche lipidique empêche l’évaporation des larmes.
La couche aqueuse assure un milieu de dilution stable aux substances dissoutes.
La couche muqueuse permet l’adhésion du film lacrymal aux structures profondes.
Les vésicules épithéliales ont un rôle sécréteur (protéines diverses).
Les larmes n’ont pas qu’un rôle mécanique de drainage des particules et de protection de la cornée et de la conjonctive, leur équipement protéique leur confère également un rôle immunologique de premier plan (protéines antibactériennes aspécifiques, anticorps, cellules phagocytaires).
D’autres rôles sont également reconnus aux larmes : un rôle nettoyant et captant pour le mucus, un rôle métabolique pour la nutrition de la cornée (organe avasculaire), un rôle optique par polissage de la cornée et enfin un rôle lubrifiant pour le glissement de la paupière sur la cornée.
Si ce bouclier est perturbé (iatrogénie, maladies auto-immunes, inflammation chronique, etc…) l’œil est alors en première ligne et doit faire appel à la couche lymphocytaire sous épithéliale, très développée dans les culs-de-sac conjonctivaux , pour faire face à l’agression.
Un traitement de fond du syndrome sec oculaire doit :
augmenter le flux lacrymal
stabiliser le film lacrymal
